Les agressions sexuelles : oser en parler

Les agressions sexuelles sont fréquentes, souvent dès l’enfance. En parler est le premier pas vers une aide efficace et un certain soulagement.

Des victimes dans tous les milieux sociaux 

● Dans des enquêtes menées en France, de nombreuses personnes ont déclaré avoir subi des rapports sexuels sans leur consentement (viols) ou des tentatives de viols. Les personnes interrogées rapportent aussi d’autres formes d’agressions sexuelles (attouchements, baisers forcés, pelotage) ou d'autres formes de violences (physique, psychologique ou autre).

● Les violences sexuelles sont le plus souvent le fait d’un homme membre de la famille, d'un proche ou d'une personne en situation de supériorité. Les lieux publics, de soins, d’études ou de travail peuvent aussi être des lieux d’agressions sexuelles, surtout pour les femmes. Les personnes homosexuelles et les personnes transgenres subissent plus souvent que les autres des mauvais traitements et des violences sexuelles. Les victimes de viols ou de tentative de viol sont souvent âgées de moins de 18 ans.

Des conséquences graves

● Les agressions sexuelles provoquent des traumatismes psychiques et physiques, parfois graves.

● Il est fréquent de ressentir une solitude extrême faute d’avoir une « personne à qui parler ». Des souvenirs remontent douloureusement dans certaines circonstances.

● L’évitement de certaines situations, par exemple l'abandon de ses études ou de sa vie professionnelle, est fréquent. De nombreuses victimes ont des pensées suicidaires. Certaines prennent de l’alcool ou d’autres drogues pour provoquer une « anesthésie émotionnelle ».

● Les violences sexuelles ont souvent un impact très important sur la vie sexuelle. Beaucoup de victimes décrivent aussi des troubles physiques, notamment douleurs chroniques, des troubles urinaires, génitaux ou digestif, et des maladies cardiovasculaires ou respiratoires.

● Les enfants témoins de violences sexuelles dans la famille ont plus souvent que les autres enfants des troubles psychiques et comportementaux, tels que sentiment d’insécurité, angoisse, dépression, troubles de l’alimentation, troubles du sommeil, difficultés d’apprentissage.

En parler : vers le soulagement et une aide efficace

● Pour les victimes, s’adresser à un professionnel de santé soumis au secret professionnel permet de rompre le silence et de parler. C’est particulièrement important quand il a été impossible de parler des violences à des proches. Ce contact est aussi un moyen d’ouvrir l’accès à des mesures de protection visant à éviter la répétition des violences.

● Les types de soins apportés dépendent des souhaits de la victime et du contexte des violences. Ce peut être un constat médico-légal (certificat médical par exemple), des soins physiques, un soutien psychologique ou psychiatrique, une contraception d’urgence, etc. Pour certains soins, il importe de s’adresser tôt à un professionnel de santé.

● Oser parler des violences sexuelles qu'on a subies, par exemple à une personne de confiance, à un médecin, ou à une association spécialisée, est une étape difficile. Mais c’est important pour obtenir un certain soulagement. Par exemple, en France, un numéro d’appel national anonyme et gratuit, le 3919, est à disposition pour écouter, informer et orienter les victimes ou leur entourage. Une aide et de nombreuses informations sont disponibles sur le site internet arretonslesviolences.gouv.fr. Des brochures destinées aux enfants et aux adolescents sont téléchargeables gratuitement sur le site bayardeducation.com. 

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